À retenir
- Les hivers de Central Otago sont secs et lumineux, et l'activité ne ferme pas pour la saison.
- Vous ne serez dehors que deux minutes et vous finirez peut-être de toute façon dans la rivière.
- C'est la seule condition qui suspend réellement les sauts, et la décision se prend le jour même.
- Files d'attente plus courtes, plus belle lumière et contact avec l'eau : une décision bien plus conséquente.
Oui, l'activité fonctionne en hiver
La question revient sans cesse et la réponse est simple : l'activité fonctionne toute l'année. Central Otago connaît un hiver continental plutôt que maritime, donc froid, calme et souvent d'une clarté éclatante, plutôt que gris et fermé.
En juillet, Queenstown affiche en moyenne environ sept degrés en journée, contre vingt et un en décembre, tandis que la durée du jour passe de moins de neuf heures à plus de quinze. Ces deux éléments comptent pour organiser votre journée, mais aucun n'empêche un saut.
L'hiver est aussi la saison de ski : la ville est animée, mais pas le pont. Une combinaison idéale pour celles et ceux qui n'aiment pas faire la queue.
Central Otago se trouve à l'intérieur des terres, derrière deux chaînes de montagnes, et cette géographie explique tout. Les intempéries venant de Tasman doivent d'abord franchir les Southern Alps et y perdent l'essentiel de leur humidité. Queenstown est donc plus sèche, plus froide et plus lumineuse que la côte ouest, à cent kilomètres de là. C'est la région habitée la plus sèche de New Zealand, et elle ne ressemble en rien au pays que la plupart des visiteurs imaginent.
Ce que l'on ressent vraiment selon les saisons
L'été, de décembre à février, est chaud et les journées sont longues : les sauts se poursuivent tard en soirée et le site connaît sa plus forte affluence. Toucher l'eau est alors un vrai plaisir.
L'automne est ici la saison des photographes. La vallée de Gibbston et la gorge se parent d'or, la lumière devient basse et étirée, et les foules se raréfient à partir de mars.
L'hiver est froid, calme et lumineux, avec de la neige sur les sommets et du givre dans la gorge. Le printemps est changeant, plus vert et souvent plus venteux que le reste de l'année.
La pluie
Elle est rarement un facteur. Vous ne restez dehors que très peu de temps, le harnais et l'élastique n'en sont pas affectés, et certains sauteurs choisissent délibérément de finir dans la rivière.
Les fortes pluies modifient toutefois la rivière, ce qu'il faut savoir si vous avez réservé un contact avec l'eau : le niveau monte et l'équipe ajuste le réglage de l'élastique en conséquence, ou refuse le contact si le débit ne convient pas.
Le centre d'accueil et la zone d'observation sont couverts, donc attendre sous la pluie n'est pas l'épreuve que cela pourrait être.
Le seul véritable désagrément météo n'est pas la pluie, mais la couche d'inversion qui peut s'installer sur le bassin lors des matinées d'hiver sans vent, le remplissant de brouillard tandis que les sommets baignent dans le soleil. Elle se dissipe généralement en fin de matinée et peut rendre un créneau tôt le matin nettement moins spectaculaire qu'un créneau plus tardif en juin et juillet.
Givre dans les gorges par un matin d’hiver dégagé
Le vent, le vrai facteur
Le vent est la condition qui arrête les sauts à l'élastique, et il s'agit d'une décision plutôt que d'un seuil publié. L'élastique comme la personne qui tombe sont affectés par les mouvements de l'air, et une gorge canalise le vent de manière peu évidente depuis le parking.
Lorsque l'équipe suspend les sauts à cause du vent, sa décision n'est pas négociable. Il s'agit généralement d'un retard d'une heure plutôt que de l'annulation d'une journée.
Le printemps est la période la plus venteuse de l'année dans Central Otago : c'est la seule réserve saisonnière qui mérite de prévoir un peu de souplesse.
À quel point l'eau est froide
Le Kawarau est alimenté par les glaciers et son eau est froide chaque mois de l'année. En janvier, elle est rafraîchissante et brièvement saisissante. En juillet, c'est une décision qui mérite réflexion.
Un contact avec l'eau en hiver n'a rien de dangereux, mais rester mouillé par cinq degrés pendant la demi-heure précédant le départ du transfert est réellement désagréable si vous n'avez pas prévu un haut sec.
Beaucoup de gens le font malgré tout, et l'histoire est meilleure que dans sa version au sec.
Si vous tenez à toucher l'eau en hiver, une petite préparation change tout : un bonnet chaud, un haut sec et une serviette laissés avec vos affaires au centre plutôt que dans le bus. Le moment désagréable n'est jamais l'eau elle-même, qui ne dure qu'une seconde, mais les vingt minutes qui suivent dans l'air froid, les cheveux mouillés.
Quand l'affluence est la plus forte
Le pic de l'été, de fin décembre à janvier, ainsi que le milieu de journée, quelle que soit la saison. Les vacances scolaires en New Zealand et en Australie ajoutent aussi à l'affluence.
La combinaison la plus calme est un matin d'hiver, qui offre aussi la plus belle lumière dans la gorge : un argument déjà assez convaincant à lui seul.
Les créneaux sont programmés : une forte affluence signifie donc un bus plus rempli et davantage de spectateurs, plutôt qu'une attente plus longue au bord du vide.
Si votre saut est annulé
Les interruptions liées à la météo sont généralement des retards plutôt que des annulations, et le site vous proposera un créneau plus tard dans la même journée lorsque cela est possible.
Si la journée est perdue, les conditions d’annulation de l’opérateur figurent sur la page de réservation : c’est ce qu’il faut lire avant de voyager, et non après.
La précaution la plus utile est la même que partout ailleurs : réservez cette activité au début de votre séjour plutôt que le dernier matin, afin qu’un créneau perdu puisse être reporté.
L’autre raison de réserver tôt dans le séjour est moins évidente. Ici, la météo change rapidement et les prévisions à plus de trois jours sont presque inutiles dans un bassin montagneux ; un créneau choisi quinze jours à l’avance l’est donc à l’aveugle. Une réservation au deuxième jour d’un séjour d’une semaine peut simplement être déplacée ; une réservation le dernier matin ne le peut pas.
